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Lorsque des conditions périglaciaires survinrent, les hommes abandonnèrent la région. La végétation était, lors de la période de réchauffement maximum, caractéristique d'un paysage assez ouvert avec des bosquets comprenant des espèces thermophiles dont le chêne. Le pin et le bouleau prédominaient massivement lors des interstades moins chauds. Les fouilles ont montré que les chasseurs de Biache-Saint-Vaast installaient leurs campements dans le lit majeur de la rivière ou sur le replat voisin. L'usage du feu est attesté par la présence de charbons de bois et de silex brûlés. Certaines zones étaient réservées à des activités spécialisées : taille du silex, dépeçage des carcasses, consommation de la viande. Cependant, aucune trace de cabane, comparable à celles du paléolithique supérieur,n a pu être décelée en raison certainement d'un comportement différent de celui de l'homme moderne (homo sapiens sapiens). Ces chasseurs utilisaient des éclats Levallois, et pièces retouchées en racloirs et en pointes. Les études tracéologiques (examen de l'usure des silex taillés) ont révélé que beaucoup de pointes retouchées étaient emmanchées et utilisées à la manière d'un couteau. Le travail du bois fut important ce qui montre sans doute qu'un grand nombre d'armes était en bois (pieux utilisés à la chasse). La phase récente du paléolithique moyen (du début du dernier glaciaire à 35 000 ans), qui correspond à celle des hommes de Néandertal classiques, est connue par de nombreux gisements (Corbehem, Tortequesne, Hermies, Rinxent), qui ont livré des séries lithiques Caractéristiques des différentes industries moustériennes. Ces dernières, qui diffèrent par la composition typologique de leur outillage, seraient le témoignage de plusieurs traditions culturelles ou d'activités différentes. Comme pour les périodes précédentes, la région était désertée lors des périodes très froides. |