Histoire

La double étymologie de la commune

Biache a pour origine le mot germanique « bigard » qui signifie « enclos ». C’est un souvenir de l’occupation du Nord de la Gaulle par les Germains. L’une de leurs tribus, les saliens, s’est installée dans la région de Tournai. A la fin du Ve siècle, leur roi, Clovis, bénéficie de l’instruction religieuse du futur évêque d’Arras : Vaast ou Waast. Le catéchiste de Clovis rétablit la foi religieuse dans les diocèses d’Arras et de Cambrai. En 667, ses restes sont transportés dans une chapelle autour de laquelle les moines construisent l’abbaye Saint Vaast.

La trace écrite du nom

Le nom apparaît pour la première fois dans un manuscrit en 765 sous la terminologie Bigartium, Au fil des années, des modes, des aléas de prononciation, ce nom originel connaît quelques variations. Rappelons les principales : 765 BIGARTIUM - 1098 BIGARTU - 1148 BIARCIUM - 1169 BIARCE 1227 BIGARDOE - 1233 BIGARDUM - 1239 BIACH - 1271 BIARCH 1303 BYARC - 1793 BIACHE SOUS SCARPE

Des moulins aux usines

ZoomEn 1846, quatre associés se rendent acquéreurs de deux moulins à huile. Ils gèrent un établissement de métaux non-ferreux. Ils transforment ces moulins en machine à laminer afin de fabriquer de la monnaie. La machine à vapeur apparaîtra en 1855. Vers 1870, la société s’est forgée une réputation, les gouvernements italien, espagnol, allemand, grec et brésilien comptent parmi ses clients.

ZoomEn 1878, c’est à Biache qu’existe le premier atelier électrolytique français avec la fabrication de tôles et de radiateurs de chauffage central. En février 1924, la société « Fonderies, Laminoirs et Ateliers de Biache-St-Vaast » ouvre une cimenterie et une briqueterie ( ces deux établissements disparaîtront ) En 2001, Finimétal et Sollac sont les deux entreprises qui occupent la part la plus importante de l’activité économique de Biache.

Biache-Saint-Vaast à travers les guerres

En 1870, les prussiens entrent dans Biache, et le village connaît sa première Kommandantur.

Le 13 avril 1917 toute la population civile est évacuée vers la Belgique (plus de 2000 habitants), le 14 octobre 1918 les premiers habitants de retour de leur exil, découvre un village totalement détruit, même l’église n’a pas échappé à cette folie destructrice. L’église St-Pierre fut reconstruite après 1918.

"Biache-Saint-Vaast autrefois"

La seconde guerre mondiale :
• Évacuation des biachois à partir des 19 et 20 mai 1940. Les troupes allemandes arrivent dans les jours qui suivent
• La Kommandantur s'installe à la brasserie Gonse, rue Clémenceau
• Le commandant fait abattre le poilu du monument aux morts d'Hamblain
• Dès 1941 des mouvements de résistance se forment - OCM (Organisation civile et militaire) - FTP (Franc Tireur Partisan)
• En 1942, dans la nuit du 24 au 25 août, 3 ouvriers de la cimenterie sont abattus à l'arme automatique par un sous-officier allemand. Un quatrième ouvrier mourut, un an après, des suites de son incarcération.
• En 1943, des déportations vers les camps nazis se développent...beaucoup ne reviendront pas 
Dans la nuit du 12 au 13 décembre, un groupe de 4 FTP de la région minière ( Raymond Faivre, Camille Petit) et 2 soldats de l'armée rouge prisonniers évadés ( Michel et Victor) fait dérailler un train de matériel lourd accompagné de troupes allemandes. En représaille, les allemands prennent des otages.
• La libération du secteur a lieu le 1 septembre 1944. Au cours des combats, un jeune biachois, Jacques Dapremez fut tué et son beau-frère Léopold Descamps grièvement blessé.
• La capitulation de l'Allemagne a lieu le 8 mai 1945. A partir de cette date, les prisonniers de guerre des stalags, les déportés des camps, les requis du STP commencent à revenir dans leurs foyers.

Charles Georges Delestraint

Né à Biache-Saint-Vaast en 1879, le général Charles Georges Delestraint est Saint-Cyrien, comme Philippe Pétain à qui il s'opposa. Il s'est illustré durant la Première Guerre mondiale où il adhérait à la guerre offensive moderne fondée sur l'arme blindée prônée par De Gaulle qui était son proche collaborateur à Metz. Même s'il est mis à la retraite en 1939, il reprend du service dès que la Seconde Guerre mondiale éclate.

En 1942, il accepte (sous le nom de Vidal) la mission que lui confie De Gaulle qui consiste à coordonner les actions de tous les réseaux de résistance armée en France : ce sera l'Armée secrète. Malheureusement, il est arrêté le 9 juin 1943. Il va alors connaître les interrogatoires de la Gestapo, puis les camps où il est envoyé. Le 19 avril 1945, alors que les troupes américaines sont à quelques kilomètres du camp de Dachau où il est détenu, il est exécuté sur ordre d'Himmler.

Patrimoine

ZoomBuste de St Pierre

ZoomSt Nicolas

ZoomFonds baptismaux

Buste de St-Pierre en bois sculpté et chromé du XVIIIe siécle Hauteur 0,68 Longueur 0,50
Statue de St-Nicolas en chêne sculpté et polychromé du XVIe h=0,70m
Fonds baptismaux en grés du XVIe s ( 1547) Hauteur 1,25 m

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Commune de Biache-Saint-Vaast
4 Place Roger Salengro
62118 - Biache-Saint-Vaast

Tél : 03.21.50.07.27

Fax : 03.21.50.46.89

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En 870, l’archevêque Hincmar reconnaît ce lieu au nombre des possessions de l’Abbaye Saint Vaast. Les archives de Douai renferment des lettres en parchemin du 3 octobre 1364 concernant un accord passé entre les échevins de cette ville et les religieux de Saint Vaast qui fixe la largeur des Ventailles des trois moulins que l’Abbaye possédait à Biache et qui devaient être ouvertes nuit et jour. Le 2 juin 1710, Louis Arnaud Buchanteau, Marquis de Nangis et Maréchal de Lamp, s’empara avec le Comte de Broglio du moulin et de la Redoute, que les anglais avaient élevés près de Biache. Jusqu’en 1789, le principal seigneur de Biache, c’est l’abbaye Saint Vaast. Il est donc légitime d’associer son nom à celui de Biache. La Révolution Française remit en cause l’influence de l’église. Le nom de la commune fut modifié. On lui préféra celui de Biache sous Scarpe. Sur nos armoiries, les symboles de l'Abbaye-Saint-Vaast et de l'Artois

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Conseil général du Pas-de-Calais
Centre départemental d’Archéologie
Rue Ferdinand Buisson
62018 ARRAS Cedex 9

Tél. : +33 (0)3 21 21 69 31
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